J'ai envie de repartir là-dedans car je ne peux m'empêcher d'y penser, même si tu peux trouver cela stupide.
Je ne me doutais pas que du jour au lendemain, je pourrai tout perdre. Tu entends beaucoup parler des gens qui perdent tout, qui voient leur vie s'effondrée en l'espace d'un instant, mais c'est comme pour gagner au loto, tu te dis, c'est impossible, ça n'arrive qu'aux autres. Hélas, j'ai compris que non. Les autres, ça peut être nous. J'avais une vie exemplaire, une famille ordinaire,un amoureux, et puis j'étais au lycée, comme tous les autres. J'avoue que lorsque l'on m'a sauvagement dit sur msn :" Il est mort.", je n'ai pas realisé sur le coup que j'allais être détruite à tout jamais. Sur le coup, tu es désemparé, tu pleures toutes les larmes de ton corps, tu as l'impression que tu es seule au monde contre tout le monde.Au début, tu as encore tes amis, mais tu te sens coulé.Quand, du jour au lendemain, tu te rend compte que personne ne técoute, tu sombres totalement, sans que les autres ne veulent bien le remarquer.L'alcool, il n'y a plus que ça pour t'aider, ça te fais penser à lui, et ça t'éloignes de ce putain de monde d'égoiste. Tu bois, tu bois, cela devient dangereux, tu deviens violente, tout le monde s'en fou. Mais tu ne veux qu'une seule chose, c'est accéléré le temps qui t'amenera a la mort. Tu es obsédé par la mort. Tu te questionne, tu essayes de mettre fin à tes jours, et tu rend compte que cela ne sert à rien. Tu souffres de tout ce que l'on te balance dans la gueule. "Grosse conne, tu n'as que ce que tu merites". Tu souris même si au fond de toi,tu n'as envie de rien, sauf de le retrouver. Je ne pensais pas que les gens puissent être aussi egoiste et mechant lorsqu'il s'agit de ça. Je n'ai plus envie de raconter cette période, tout le monde la connais et la remodelée à sa propre façon en y ajoutant des éléments erronés. Passons. Maintenant que un an et demi ce sont écoulés, je ne vais pas dire que je m'empare de cachets bêtement pour mettre fin à mes jours,non, simplement, je ne pensait pas qu'un décès, même s'il n'est pas de celui d'un membre de notre propre famille, peut nous détruire tous autant que nous sommes. Le cauchemard ne fini pas. L'apparence souriante et un nouvel amour dans sa vie ne signifie pas que tout va bien, non, je montre ce que j'ai bien envie de montré. Je l'aime toujours aussi fort, même si cela peut paraître stupide, tu ne peux pas comprendre.Oui j'en aime deux a la fois, même si c'est différent. Le plus navrant dans tout ça c'est de voir que l'amitié n'a pa tenue, c'est la solitude qu'il l'a emporté sur tout cela.
Que j'ai pu en verser des larmes pour tous ces gens. Mais personne ne se rend donc compte de tout ce mal qui reside au fond de moi. Personne? Avoir 17 ans et ne même pas pouvoir s'amuser tous les week-end, ne rien foutre de ses putains de vacances, rester comme une conne dans son lit à ecouter de la musique en repensant au passé, je ne voyais pas ma vie comme ça. Hélas, le passé, ne reviendra pas. Le plus regrettable, même j'ai du mal à expliquer le mal-être que je peux avoir: se sentir de trop, ou même rejetée. C'est dingue de voir à quel point les gens te juge si tu n'as pas eu la même vie qu'eux. Il suffit d'etre different pour être seule.
Le plus dur aussi, c'est de voir que avant, j'avais celle à qui l'on pouvait se confier 24h/24, celle avec qui je partagais tout. Sa première fois, ses angoisses, ses petites histoires dont tout le monde parle entre copines, tout cela je le confie à un morceau de papier désormais, je n'en parle à personne.Et c'est sûrement mieux comme ça . Même si j'avoue que glousser entre copines en parlant de ses propblèmes de coeur me manque. Affreusement dois-je dire. Mais cela fait partit de la liste que j'ai bannis de mon vocabulaire car je l'ai perdu brutalement. Je constate aussi, que beaucoup sortent, font la fête, et l'on se dit "je t'aime", "il me manque, eux" , " mes meilleurs copines", ça, Pfiou, cela fait longtemps que je n'y ai plus le droit. C'est pour cela que j'ai l'impression de passé à coté de ma vie. Exactement de la même manière que vous passerez à côté de mon texte sans en comprendre le véritable sens , ni la tristesse qui s'y repend tout au long. C'est dommage, j'aimerais que, en l'espace de quelques secondes vous vous mettiez à ma place, mais je n'arrive pas à partager mes sentiment, je ne suis pas si doué que ça pour écrire. Je suis nulle.
Puis c'est vrai que, désormais, on m'insulte encore plus facilement qu'avant. On me critique, on me regarde de travers, peut-être car je suis l'objet de rumeurs fondés ou non. La plupart ne le sont pas, qu'importe les gens raconte ce qu'il veulent bien raconter pour emoustillé leur désir, certes, cela est débile.Vraiment.Durant cette période de ma vie, j'ai accumulé les conneries en tout genre, même si je n'ai encore tué personne, bien que l'envie y était.La première chose qui me hantait lorsqu'il s'est envolé était: comment imaginé ma vie sans lui? On se s'en mal, et même la culpabilité me rongeait jusqu'au sang. Alors je bois, je bois,mais au fond qu'ai-je fait? Tombé dans les bras de mystérieux inconnus qui m'ont promis un amour sans lendemain. J'y ai cru, même si les sentiments n'y étaient pas, je suis resté avec eux, non pas par pitié, plûtot par peur de solitude, je voulais de la compagnie, alors je les laissais espéré, jusqu'au jour où ils me jetaient telle un dechet, ce qui n'est pas faux. Hélas, lorsque l'on considère quelqu'un comme un ou une amie et que l'on est "soit disant" amoureux, on ne la lâche pas du jour au lendemain, moi je dis : Vive l'ypocrisie! Alors oui, j'ai joué, mais ils ont joué aussi et menti. Il se sont servit de ma fragilité, et moi j'ai été vraiment conne de ne rien voir. Depuis qu'il est parti, je ne sais comment définir l'Amour, ce qui est normal lorsque l'on perd celui que l'on croyait son âme soeur. Je ne savais pas comment carectériser ce sentiment dont tout le monde parle. Merde, j'ai déconné, parce que j'allais mal, ok ,cela ne justifie en rien mes actes, j'assume ce que j'ai pu faire ; mais l'erreur est humaine, ne me dite pas que vous n'avez jamais embrassé quelqu'un d'autre en ayant bu. De là me traiter de noms affreux, de pétasse ou autre n'est pas justifié, du tout. Et puis les gens qui insulte lorsq'il n'aime pas, c'est un peu par plaisir et je trouve cela nul et crétin. Mais bon, le monde en est rempli de toute façon. Je pense avoir perdu des gens intelligents, mais des gens cons aussi, très cons. Je ne préfere pas enuméré.Au fond, il n'y en a que trois qui me manque, ses amis les plus proches à François. Même si, je ne les reverrais jamais.Alice*, je ne la regrette pas, elle ma détruite du jour au lendemain, telle une grosse conne qui n'a pas de coeur. Trahison, mensonge et injure en tout genre. Putain, 7 ans se sont envolé avec mon bonheur. 7 ans de quoi? Je croyais que c'était de l'Amour comme celui que l'on porte à une soeur, mais tes "je t'aime" étaient totalement bidon. Bordel, je pense que tu es la plus grosse erreur de ma vie.Si tu vivais ce que j'ai vécu, j'aimerais te voir ramper au sol en me supliant et crois-moi je t'ecraserais. Ainsi que tout ceux qui m'insultent sans savoir, sans comprendre que j'en souffre encore et que c'est dur. Je ne vous en veux pas, non, je vous plaint, j'ai pitié de vous avec vos gueules de bon citoyens souriant et heureux de vivre. Avec vos, "je veux me suicider, j'en ai marre de la vie". Avec du recul, beaucoup de recul, je me dis que cela ne sert a rien. J'ai eu envie de partir, j'ai envie de partir et j'aurais envie de partir mais je ne metterais jamais fin à mes jours comme une folle suicidaire parce que je trouve cela lâche et bidon. J'ai suffisemment souffert pour voir que, je ne veux en aucun cas faire vivre cela à quelqu'un et surtout aux seulsl qui ont été là pour moi. Je crèverais quand la mort viendra me chercher, mais ce n'est pas moi qui ira à elle, ça sûrement pas.Pourquoi? Peut-être parcequ'avec un certain recul, j'évalue la chance que j'ai d'être en vie, alors que d'autres se sont envolés sans le vouloir.J'ai une chance que beaucoup n'ont pas, et vous aussi d'ailleurs. Mais cela, personne ne s'en rend compte.Je pense que si, j'avais eu la lacheté de mettre fin à mes jours, la cause n'aurait pas été ce décès soudain. Non.Ce qui me dégoute aujourd'hui ce sont les gens en général, l'être humain, venons- en. Ce petit être qui croit être constitué d'un cerveau mais qui n'est rien d'autre qu'un hypocrite, ouais,un putain d'hypocrite. Cela me fait rire d'entendre les gens dire :" Tu es une focul, une hypocrite." Mais putain, ouvez les yeux, TOUT le monde est hypocrite aujourd'hui, absolument tout le monde! Que ce soit à droite et à gauche, tout le monde balance des rumeurs , ou même se permet de critiquer, cela me fait bien rire! Vous à rien; c'est pour ça que je trouve que nous sommes tous particulièrement con. Mais la connerie n'est pas faite à tort et à travers: " t'as vus comme elle est habillée?", "elle se maquille trop!", franchement, on est libre de faire ce que l'on veut, que tu veules porté un slim, un baggy, un sarouel,un short,franchement qu'es-ce que les autres on a dire ?! Rien. Alors, que certaines personnes arrête de se prendre pour des Saints, parce que tout le monde l'a déja fait .Je rêverais d'un monde( je sais , je demande beaucoup...) ou les gens ne sont pas aussi cons dans leur tête, et ne passent pas leur vie à ecouter les autres. Que les gens se foutent du regard des autres, et qu'il y ait moins de haine les uns envers les autres. Peut-etre que la cause de ma solitude est dû à ma façon super "spéciale" de m'habiller.Si un baggy large repousse les gens, beh, j'men fiche. Je ne changerais jamais pour les autres, surtout vu ce qu'il ont dans le câne.Je suis différente, je n'ai pas une vie exemplaire, je me maquille peut-être trop à ton goût, je suis peut-être fausse, je suis peut-être timide, peut-être moche, peut-être que je te fais peur, mais honnêtement, je m'en contre-fou! Les gens qui m'aime pour ce que je suis et non pour ce que les autres racontent, je leur tire mon chapeau. Vraiment.Tout ça pour en venir au fait que quoique je fasse, j'aurais toujours cette étiquette qui me colle à la peau, dont je ne me separerais jamais.Et si cela peut faire bander certaines personnes tant mieux. Nous vivons dans un monde de merde, mais qu'importe, je suis en vie.
* Le nom a été changé.


